Léonard Bernstein (1918 - 1990)

En 1961, Bernstein tire de West Side Story ses Danses symphoniques, une suite orchestrale en neuf parties ininterrompues : Prologue, Somewhere, Scherzo, Mambo, Cha-cha, Meeting Scene, Cool, Rixe et Finale. Mambo, parfois joué isolément en raison du brio de son orchestration, se situe approximativement au centre de la comédie musicale : les protagonistes se retrouvent dans une salle de bal du quartier et les deux bandes se défient en dansant le mambo, une danse endiablée originaire de Cuba.

Cette danse s'engage dans un tempo presto (rapide) et affiche tout de suite son caractère impétueux et dansant : deux notes à l’unisson par tout l'orchestre laissent place à une formule rythmique exposée à vide par les percussions, elle irriguera toute la pièce. L'accompagnement rythmique sera prédominant et omniprésent pendant toute la durée de la pièce (ostinato rythmique, pulsation marquée avec la cloche, nombreux instruments de percussion par exemple).

Il n'y a pas de mélodie fédératrice (thème) mais plutôt une succession de motifs courts et lapidaires, souvent exprimés aux cuivres, parfois en alternance avec les cordes. Ce procédé d'écriture exacerbe le caractère rythmique de la pièce, donne cet effet de discours tronqué, de respiration haletante qui nous rappelle l'intrigue : danger, défi et rivalité, tout cela avec brio.

Ces motifs sont encadrés par des passages homorythmiques qui viennent structurer le discours musical. Ces phrases mélodico-rythmiques alternent à deux reprises en jeu de question/réponse avec la voix déclamée : « mam-bo ! ».

Dans le registre plus mélodique, on note deux passages qui laissent émerger un soliste : le trombone puis la trompette. Cette sonorité des cuivres fait explicitement référence à la musique cubaine. (Source : Philharmonie de Paris)

Durée : 2’30 minutes environ
Nomenclature orchestrale : 2 flûtes, piccolo, 2 hautbois, cor anglais, 2 clarinettes, petite clarinette, clarinette basse, 2 bassons, contrebasson, 4 cors, 3 trompettes, 3 trombones, tuba, timbales, percussions, harpe, piano, cordes
Dernière exécution à Monte-Carlo : 24 juillet 2016 Cour d’Honneur du Palais Princier, Kazuki Yamada direction