Calendrier

Melody Gardot & l’OPMC
12 Juil2020

Melody Gardot & l’OPMC

JAZZ À JUAN
Collaboration
Melody Gardot
Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo

— Concert Annulé —
Hymne à la Nuit
28 Juil2020

Hymne à la Nuit

LES INVITÉS DU FORT
Saison 19/20
Programme autour de la section des cuivres de l'OPMC
RAMEAU, BYRD, BACH, ...
Gratuit sur réservation
Sérénade au Clair de lune
4 Août2020

Sérénade au Clair de lune

LES INVITÉS DU FORT
Saison 19/20
Programme autour de la petite harmonie (section des bois) de l'OPMC. Direction : Kazuki YAMADA
MOZART, DEBUSSY, GOUNOD,...
Gratuit sur réservation
Nuit de Réjouissance
7 Août2020

Nuit de Réjouissance

LES INVITÉS DU FORT
Saison 19/20
Programme combinant les bois et les cuivres de l'OPMC
LULLY, DE LALANDE, BACH, ...
Gratuit sur réservation
Concert au Palais Princier
16 Juil2020

Concert au Palais Princier

CONCERTS AU PALAIS PRINCIER
Saison 19/20
Simone YOUNG, Direction
LISZT, MAHLER
— CONCERT ANNULÉ —
Concert au Palais Princier
19 Juil2020

Concert au Palais Princier

CONCERTS AU PALAIS PRINCIER
Saison 19/20
Otto TAUSK, Direction
Khatia BUNIATISHVILI, Piano

DVOŘÁK, LISZT
— CONCERT ANNULÉ —
Concert au Palais Princier
26 Juil2020

Concert au Palais Princier

CONCERTS AU PALAIS PRINCIER
Saison 19/20
Andrey BOREYKO, Direction
Stephen HOUGH, Piano

GLAZOUNOV, LISZT, SCHUMANN
— CONCERT ANNULÉ —
Concert au Palais Princier
30 Juil2020

Concert au Palais Princier

CONCERTS AU PALAIS PRINCIER
Saison 19/20
Gianluigi GELMETTI, Direction
Francesco PIEMONTESI, Piano

MOZART
— CONCERT ANNULÉ —
Concert au Palais Princier
2 Août2020

Concert au Palais Princier

CONCERTS AU PALAIS PRINCIER
Saison 19/20
Kazuki YAMADA, Direction
Francesco PIEMONTESI, Piano

MOZART, SCHÖNBERG
Sur invitations du Palais uniquement
Concert au Palais Princier
6 Août2020

Concert au Palais Princier

CONCERTS AU PALAIS PRINCIER
Saison 19/20
Juraj VALČUHA, Direction
Maxim VENGEROV, Violon

SCHREKER, MENDELSSOHN,CHEDRINE / BIZET
Sur invitations du Palais uniquement
{"playlist":[{"title":"Stravinsky – Le sacre du printemps","artist_name":"OPMC","audio_file":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Stravinsky-Le-sacre-du-printemps-extrait-OPMC-Classics-001.mp3","poster_image":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/artworks-000019884828-1yjx7a-t500x500.jpg","duration":"0:46","playlistid":"playlistid-1"},{"title":"Stravinsky – l’Oiseau de feu (extrait)","artist_name":"OPMC","audio_file":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Stravinsky-lOiseau-de-feu-extrait-OPMC-Classics-001.mp3","poster_image":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/artworks-000019884828-1yjx7a-t500x500.jpg","duration":"0:43","playlistid":"playlistid-1"},{"title":"Stravinsky – Petrouchka (extrait 2)","artist_name":"OPMC","audio_file":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Stravinsky-Petrouchka-extrait-2-OPMC-Classics-001.mp3","poster_image":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/artworks-000019884828-1yjx7a-t500x500.jpg","duration":"0:42","playlistid":"playlistid-1"},{"title":"Stravinsky – Petrouchka (extrait 1)","artist_name":"OPMC","audio_file":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Stravinsky-Petrouchka-extrait-1-OPMC-Classics-001.mp3","poster_image":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/artworks-000019884828-1yjx7a-t500x500.jpg","duration":"0:47","playlistid":"playlistid-1"},{"title":"Rimsky-Korasakov – She\u0301he\u0301razade (Extrait)","artist_name":"OPMC","audio_file":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Rimsky-Korasakov-She\u0301he\u0301razade-Extrait-OPMC-Classics-003.mp3","poster_image":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/artworks-000041015185-ub70lo-t500x500.jpg","duration":"0:52","playlistid":"playlistid-1"},{"title":"Ravel – Daphnis et Chloe\u0301 (Extrait)","artist_name":"OPMC","audio_file":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Ravel-Daphnis-et-Chloe\u0301-Extrait-OPMC-Classics-002.mp3","poster_image":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/artworks-000041015673-4j1wni-t500x500.jpg","duration":"0:30","playlistid":"playlistid-1"},{"title":"Debussy – Pre\u0301lude a\u0300 lapre\u0300s-midi dun faune (extrait)","artist_name":"OPMC","audio_file":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Debussy-Pre\u0301lude-a\u0300-lapre\u0300s-midi-dun-faune-extrait-OPMC-Classics-002.mp3","poster_image":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/artworks-000041015673-4j1wni-t500x500.jpg","duration":"0:39","playlistid":"playlistid-1"},{"title":"Moussorgsky – Une nuit sur le Mont Chauve (extrait)","artist_name":"OPMC","audio_file":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Moussorgsky-Une-nuit-sur-le-Mont-Chauve-extrait-OPMC-Classics-003.mp3","poster_image":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/artworks-000041015185-ub70lo-t500x500.jpg","duration":"0:53","playlistid":"playlistid-1"},{"title":"Borodine – Danses Polovtsiennes (extrait)","artist_name":"OPMC","audio_file":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Borodine-Danses-Polovtsiennes-extrait-OPMC-Classics-003.mp3","poster_image":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/artworks-000041015185-ub70lo-t500x500.jpg","duration":"0:48","playlistid":"playlistid-1"},{"title":"Chostakovitch – Symphonie n\u00b011 du 4e\u0300me mvt Le Tocsin (extrait)","artist_name":"OPMC","audio_file":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Chostakovitch-Symphonie-n\u00b011-extrait-du-4e\u0300me-mouvement-Le-Tocsin-OPMC-Classics-005.mp3","poster_image":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/artworks-000041018474-3ovqdp-t500x500.jpg","duration":"1:12","playlistid":"playlistid-1"},{"title":"Mahler – 5e\u0300me symphonie extrait du 1er mouvement","artist_name":"OPMC","audio_file":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/Mahler-5e\u0300me-symphonie-extrait-du-1er-mouvement-OPMC-Classics-006.mp3","poster_image":"https:\/\/www.opmc.mc\/wp-content\/uploads\/2019\/01\/artworks-000041018637-ygbw3z-t500x500.jpg","duration":"1:10","playlistid":"playlistid-1"}]}
Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Search in posts
Search in pages

Passacaille opus 1

Anton Webern (1883-1945)

Composée en  1908. Créée le 4 novembre de la même année à Vienne, par le Tonkünstlerverein Orchester sous la direction du compositeur

 

« Révolutionnaire ? Certes, mais sans tapage et dans une incroyable discrétion. Radical ? Absolument, mais avec une sorte de naïveté hors du monde. Créant une musique qui s’éloignera peu à peu de la séduction immédiate pour arriver à la fascination d’une ascèse délibérée. La pureté – du langage -, de l’expression, de l’intention –, tel est le mot qui semble le mieux résumer le caractère d’une musique dépouillée, à l’évidence, mais riche de prolongements multiples. Pour moi, et pour bien d’autres musiciens, l’œuvre de Webern a été une pierre de touche essentielle, capitale, qui nous forçait, pour ainsi dire, à prendre parti, à nous révéler nous-mêmes. »
Pierre Boulez, Webern dans le siècle

 

En octobre 1999, Boulez redisait une fois encore combien l’élève de Schoenberg lui semblait tenir une place à part dans l’histoire de la musique du XXème siècle. Parce qu’il avait su se détourner des utilisations de la série ne consistant qu’à déterminer des hauteurs d’après quelques règles préétablies, Webern seul avait porté la « conscience d’une nouvelle dimension sonore. ». Et bien que Boulez confiât à Célestin Deliège en arriver à aimer chez Berg ce qu’il ne trouvait plus dans la perfection ascétique et dans le « dénuement le plus total » de Webern, jamais il ne se lassa de reprendre les œuvres de celui qui l’avait tant inspiré, demeurant sensible à des richesses plus profondément cachées et plus lentes à se donner. Ce qu’il avait annoncé des années plus tôt, rédigeant une notice sur Webern pour l’Encyclopédie Fasquelle : « Il se peut que la musique de Webern, tout comme la musique de Mallarmé, ne devienne jamais aussi « populaire » que celle de certains de ses contemporains ; elle gardera néanmoins une force d’exemple, une pureté dans l’exception, qui obligera toujours le musicien à prendre ses repères par rapport à elle, et cela d’une façon beaucoup plus aiguë que par rapport à tout autre musicien. »

 

Aboutissement et commencement à la fois, la Passacaille clôt les années d’études du jeune Webern auprès de Schoenberg, tout en ouvrant son catalogue pour s’imposer comme premier opus officiel. Aboutissement et commencement parce que l’emprunt à une vieille forme sert une pensée fondamentalement nouvelle. En 1906, Webern avait achevé une thèse de doctorat sur Heinrich Isaac, un musicien du XVIème siècle ; deux ans plus tard, la Passacaille ancre la musique webernienne dans les anciennes pratiques polyphoniques, et plus encore dans l’art du contrepoint. Peut-être le compositeur se souvient-il ici de la réelle admiration vouée par Schoenberg à Bach, ou d’une quatrième symphonie de Brahms dont l’impressionnant finale était lui-même une passacaille. Mais le principe de la basse obstinée est surtout une garantie d’unité ; l’ensemble repose sur un thème de huit notes qui paraîtrait fort simple si la quatrième (la bémol) n’était curieusement étrangère à la tonalité générale de mineur. De plus, le motif annonce les contours sériels en ne réutilisant une fois que sa première note (tonique), afin de se structurer plutôt sur les intervalles de secondes mineures, de secondes augmentées ou de tierces mineures. Du quasi niente à l’explosion paroxystique, ses métamorphoses successives sont alors prétextes à vingt-trois variations. Le total de vingt-quatre mouvements (en comptant le thème) étant assez habituel pour ce type d’exercice – pensons seulement à la célèbre follia de Corelli –, certaines parties sont clairement liées les unes aux autres afin de dessiner une grande forme symphonique, articulée autour d’un mouvement central en majeur plus lumineux et calme.

 

François-Gildas TUAL

 

Nomenclature orchestrale :
2 flûtes – piccolo – 2 hautbois – cor anglais –  2clarinettes – clarinette  basse – 2 bassons – contrebasson – 4 cors – 3 trompettes – 3 trombones – tuba – timbales – percussion – harpe – cordes

Durée approximative : 11 minutes

Dernière exécution à Monte-Carlo : 9 mars 1986 – Auditorium Rainier III – Gianluigi GELMETTI, direction