On ressent chez Inbal l’influence de modèles et de maîtres tels que Franco Ferrara ou Sergiu Celibidache. Il dispose d’une force de sérénité et d’un sens pour la ferveur déchaînée et le dramatisme.
Die Welt

Lauréat du Concours international de direction d’orchestre “Guido Cantelli”, Eliahu Inbal a été, dès 26 ans, chef d’orchestre invité dans le monde entier par les orchestres les plus prestigieux. Au fil des ans, il a été chef permanent du hr-Sinfonieorchester de Francfort, de l’Orchestra del Teatro la Fenice, de l’Orchestra Nazionale della RAI Torino, du Czech Philharmonic, du Konzerthausorchester Berlin, et du Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra, avec lequel il continue de travailler en sa qualité de ‘Laureate Conductor’ depuis avril 2014.

Au cours de ses longues années en tant que chef permanent du hr-Sinfonieorchester de Francfort (1974–1990), dont il est aujourd’hui chef d’orchestre d’honneur, Eliahu Inbal s’est imposé comme personnalité marquante dans le monde musical de notre époque. Le charismatique chef d’orchestre israélien, qui vit actuellement à Berlin, a joui d’une reconnaissance internationale pour ses enregistrements de Mahler (Deutscher Schallplattenpreis, Grand Prix du Disque) désormais légendaires ainsi que pour ses versions originales des symphonies d’Anton Bruckner qu’il est le premier à avoir enregistrées. Ses interprétations des symphonies de Dimitri Chostakovitch ont également reçu une consécration particulière.

L’année 2016 fut placée sous le signe de son 80e anniversaire. Il s’est ainsi illustré dans de nombreuses représentations avec l’Orchestre Symphonique du SWR Stuttgart, entre autres au Festival Printemps des Arts de Monte-Carlo, à Bâle et à Vienne, il a également dirigé la Neuvième Symphonie de Bruckner avec l’Orchestre Philharmonique de Radio France à la Philharmonie de Paris, la Quatrième au Konzerthaus de Berlin et à l’Alte Oper de Francfort ainsi que la Huitième au Teatro la Fenice à Venise. En 2017, il a dirigé la Huitième symphonie de Bruckner à la Philharmonie de Paris, la Huitième de Mahler à l’Elbphilharmonie juste après son ouverture et a effectué une tournée à Seoul et au Japon avec le Konzerthausorchester Berlin. Au printemps 2018, il retournera pour deux mois en Asie, invité entre autres par le China Philharmonic Orchestra, le Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra et le Singapore Symphony Orchestra.

Ses productions à l’opéra l’ont mené entre autres aux opéras de Paris, Glynebourne, Munich, Stuttgart, Hambourg, Zürich et Madrid. En 2013, il est acclamé par ses interprétations de  Parsifal  à  l’Opéra  Flamand (International Opera Award 2014 comme meilleure production de l’année Wagner) et de Tristan et  Isolde  au  Festival  de l’Opéra  à  La  Coruña. De plus, il a reçu le prix de la critique italienne Abbiati et Viotti pour son interprétation exceptionnelle du Ring de Wagner avec l’Orchestra Nazionale della RAI Torino.

La vaste discographie d’Eliahu Inbal comprend les intégrales des symphonies de Berlioz, Brahms, Bruckner, Mahler, Ravel, Schumann, Chostakovitch, Scriabine, Stravinsky, Richard Strauss et de la Seconde École de Vienne. Outre ses enregistrements avec l’Orchestre Symphonique de la Radio de Francfort, il a enregistré ces œuvres avec le Philharmonia Orchestra de Londres, l’Orchestre National de France, l’Orchestre Symphonique de Vienne, le London Philharmonic, l’Orchestre de la Suisse Romande, le Czech Philharmonic et le Tokyo Metropolitan Symphony Orchestra. La 10e symphonie (D. Cooke) qu’il a dirigée dans le cadre du cycle Mahler de l’Orchestre Royal du Concertgebouw Amsterdam est parue en DVD.

Eliahu Inbal a tout d’abord étudié le violon et la composition dans son pays natal à la Jerusalem Academy of Music, avant de poursuivre sa formation, sur le conseil de Leonard Bernstein, au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris auprès de Louis Fourestier, Olivier Messiaen et Nadia Boulanger. Il travaille également avec Franco Ferrara à Hilversum et Sergiu Celibidache à Sienne qui l’ont tous deux inspiré dans son développement musical. Promu Officier des Arts et des Lettres par le gouvernement français en 1990, Eliahu Inbal a reçu en 2001 la Médaille d’Or de Vienne, et en 2006 la Médaille Goethe de la Ville de Francfort sur le Main ainsi que l’Ordre du Mérite du gouvernement allemand.